Poursuivre la décarbonation de l’énergie
La 3e programmation pluriannuelle de l’énergie, publiée en 2026 fixe un objectif de 40% d’énergies fossiles dans la consommation finale à 2030, contre 60% aujourd’hui. Avec un objectif de 30% pour 2035. Cela se traduit d’ici 2035 à diminuer notre consommation d’énergie de 30% par des efforts de sobriété et d’efficacité énergétique. Et d’augmenter la part d’électricité de 10%, qui est déjà décarbonée à 95%. Ces objectifs doivent permettre d’atteindre la neutralité carbone en 2050, en accord avec nos engagements nationaux et européens. La transition énergétique est également un enjeu de souveraineté en diminuant notre dépendance aux énergies fossiles.
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La 3e programmation pluriannuelle de l’énergie, publiée en 2026 fixe un objectif de 40% d’énergies fossiles dans la consommation finale à 2030, contre 60% aujourd’hui. Avec un objectif de 30% pour 2035. Cela se traduit d’ici 2035 à diminuer notre consommation d’énergie de 30% par des efforts de sobriété et d’efficacité énergétique. Et d’augmenter la part d’électricité de 10%, qui est déjà décarbonée à 95%. Ces objectifs doivent permettre d’atteindre la neutralité carbone en 2050, en accord avec nos engagements nationaux et européens. La transition énergétique est également un enjeu de souveraineté en diminuant notre dépendance aux énergies fossiles.
QUEL MIX ÉNERGÉTIQUE POUR LA FRANCE ?
La répartition des différentes sources d'énergie primaire utilisées pour produire une énergie transformée comme l’électricité constitue le mix énergétique. Afin de respecter les engagements de la France en matière de décarbonation, ce mix doit évoluer pour faire la part belle à des énergies bas carbone. Une composition équilibrée, privilégiant les énergies renouvelables et le nucléaire pour produire de l’électricité, de la chaleur ou des carburants permet une consommation finale plus durable et respectueuse de l'environnement.
Composition de la consommation finale énergétique en France en 2024 et objectif 2050
Ce diagramme en secteurs montre la répartition des différentes énergies finales dans le mix énergétique sur une année tout en rappelant l’objectif 2050.
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Sources : SDES – au 04.03.2026, Écologie.gouv.fr – objectif 2050
En 2024 la part de l’électricité dans la consommation d’énergie finale s’élève à 26 %, juste derrière le pétrole. En 2050, elle devra s'élever à 55 %. Pour atteindre cet objectif, la production d’électricité à partir de sources bas carbone doit se poursuivre et s’accélérer, d’autant plus que l’électrification de l’économie va s’accentuer.
QUELLE PART DES ÉNERGIES RENOUVELABLES DANS LE MIX ÉNERGÉTIQUE ?
On parle d’énergies renouvelables lorsqu’elles reposent sur des sources naturelles et inépuisables. Elles comprennent principalement l'énergie solaire, éolienne, hydraulique, la biomasse et la géothermie. Contrairement aux énergies fossiles, elles se régénèrent naturellement en émettant peu ou pas de gaz à effet de serre. Elles sont un élément clé de la lutte contre le changement climatique.
La 3e programmation pluriannuelle de l’énergie, publiée en 2026 vise de passer de 60 % d’énergies fossiles dans la consommation finale en 2023 à environ 40 % en 2030 et 30 % en 2035, avec une sortie progressive du charbon d’ici 2030, du pétrole d’ici 2045 et du gaz d’ici 2050.
Énergies renouvelables dans le mix énergétique français : où en est-t-on ?
Évolution de la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique
Ce graphe présente en pourcentage et par période, la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique. Il permet de voir où nous en sommes par rapport à l’objectif fixé par la PPE (programmation pluriannuelle de l’énergie).
Territoire concerné :
Sources : ODRÉ (2008), Registre ODRÉ (année en cours) – au %sourcedate%
Périmètre géographiques : France y compris Corse/DROM
* Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE)
Depuis 2005, la production primaire d'énergies renouvelables a connu une croissance significative (+75 %), principalement attribuée à l'essor des biocarburants, des pompes à chaleur, de l'énergie éolienne et de l'énergie photovoltaïque.
La décarbonation, une priorité nationale
Faisons le point sur la législation !
Le Gouvernement Français agit pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, en cohérence avec ses engagements internationaux, et adapter la société aux effets du dérèglement climatique. Les trois feuilles de route correspondantes – le Plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC), la Stratégie nationale bas carbone (SNBC) et la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) – constituent le socle d’une action cohérente, intégrée et ambitieuse en la matière, présentée sous l’intitulé « Stratégie française pour l’énergie et le climat » (SFEC).
La Stratégie Nationale Bas Carbone est la feuille de route pour atteindre la neutralité carbone en 2050. Elle a été introduite par la loi relative à la Transition Énergétique pour la Croissance Verte (LTECV).
La programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) est également prévue par la loi relative à la Transition Énergétique pour la Croissance Verte. Elle est l’un des outils de pilotage de la politique énergétique française. Elle fixe, tous les 5 ans, les orientations et priorités d’action des pouvoirs publics pour la gestion de l’ensemble des formes d’énergie sur le territoire.
La loi APER du 10 mars 2023 facilite la production des énergies renouvelables sur le territoire français en s’appuyant sur les collectivités territoriales. Elle institue des zones d’accélération pour les énergies renouvelables, définies par les communes.
Notre article dédié sur le sujet
Évolution des différents moyens de production entre 2024 et 2025
Ce graphe compare l’évolution du nombre d'installations de production d’énergies renouvelables entre deux années.
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Sources : Registres ODRÉ – au %sourcedate%
Périmètre géographique : France y compris Corse/DROM
Certaines données ne sont pas prises en compte pour protéger les données à caractère personnel et/ou commercialement sensibles. Les installations avec une CACSI (Convention d'autoconsommation sans injection pour une installation de production d'électricité) purement déclarative ne sont pas prises en compte.
Le photovoltaïque enregistre un record de progression entre 2024 et 2025 : le nombre d’installations augmente de 16 %, contre 4 % pour les bioénergies, 2 % pour l’éolien et 0 % pour l’hydraulique. Une performance en partie due aux aides gouvernementales comme la prime à l’autoconsommation photovoltaïque, un taux de TVA réduit ou encore l’obligation d’achat qui garantit la vente de l’électricité produite à un prix fixé par la loi.
Évolution des indicateurs de stockage
Cet indicateur présente le développement des installations de stockage en France.
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Source : ODRÉ – au %sourcedate%
Périmètre géographique : France y compris Corse/DROM
Notre article dédié sur le sujet
QUELLE ÉVOLUTION DES FILIÈRES DE PRODUCTION D'ÉLECTRICITÉ EN FRANCE ?
Si le mix énergétique se compose de l’ensemble des sources primaires, il ne faut pas le confondre avec le mix électrique qui lui ne prend en compte que les sources primaires dédiées à la production de l’électricité.
Évolution de la part des énergies primaires dans la production d’électricité
Ce graphe permet de comparer l’évolution de la part de chaque énergie primaire dans la production d’électricité depuis les 5 dernières années.
Certaines données ne sont pas prises en compte pour protéger les données à caractère personnel et/ou commercialement sensibles. De plus, les installations avec une CACSI (Convention d'autoconsommation sans injection pour une installation de production d'électricité) purement déclarative ne sont pas prises en compte.
Dans ce graphique, l'ensemble « Autres » regroupe les filières : Énergies Marines, Géothermie, Stockage non hydraulique, Thermique non renouvelable ainsi que les installations de production dont la filière n’a pas été identifiée.
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- Nucléaire
- Photovoltaïque
- Éolien
- Hydraulique
- Bioénergies
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Production TWh
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Sources : Registres ODRÉ – au %sourcedate%
Périmètre géographique : France y compris Corse/DROM
Certaines données ne sont pas prises en compte pour protéger les données à caractère personnel et/ou commercialement sensibles. Les installations avec une CACSI (Convention d'autoconsommation sans injection pour une installation de production d'électricité) purement déclarative ne sont pas prises en compte.
Dans ce graphique, l'ensemble « Autres » regroupe les filières : Énergies Marines, Géothermie, Stockage non hydraulique, Thermique non renouvelable ainsi que les installations de production dont la filière n’a pas été identifiée.
La production d’électricité en France repose en grande partie sur l’énergie nucléaire qui est très décarbonée : en 2025, 69 % de l’électricité produite provient du nucléaire. Arrive en seconde position l’hydraulique. L’électricité en France est donc déjà largement bas carbone depuis de nombreuses années. Et la dynamique se poursuit puisque la part de l’éolien et du photovoltaïque dans la production d’électricité est en augmentation depuis 2019.
La France bonne élève !
Au sein de l’Union Européenne, la France est le cinquième pays au mix énergétique le plus décarboné, juste derrière la Suède, la Lituanie, le Luxembourg et la Finlande (agence européenne de l’environnement rapport 2026). Ceci est dû en grande partie à la part majeure du nucléaire dans le mix électrique, couplée aux énergies renouvelables.
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Retrouvez le bilan de la transition écologique autour de chez vous.