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La mobilité électrique : branchez-vous dès maintenant !

Le développement de la mobilité électrique constitue le principal levier de décarbonation du secteur des transports. L’Observatoire français de la transition écologique vous propose un état des lieux, pour mieux comprendre les avancées et les enjeux de ce secteur. Au total, 6 milliards d’euros* ont été investis par les acteurs de l'écosystème de la mobilité électrique en 3 ans en France. Son essor dépend également de la disponibilité des infrastructures de recharge sur le territoire. Tous les points de charge étant branchés au réseau de distribution d’électricité, celui-ci joue un rôle essentiel dans le développement de la mobilité électrique en France.

*Somme issue des levées de fonds d'entreprises travaillant sur des solutions de recharge. Source : Enedis

De plus en plus de véhicules électriques (VE) et hybrides rechargeables (VHR)… mais aussi d’infrastructures de recharge

Le nombre de véhicules électriques et hybrides rechargeables en circulation continue d’augmenter en 2025 pour dépasser la barre des 2 millions.

Malgré cette croissance constante, la part de véhicules particuliers électriques et hybrides rechargeables ne représente que 5% du parc automobile français en 2024, plaçant le pays à la 14e place européenne. (source : Eurostat 2024)

Dans un contexte de ralentissement global des immatriculations de tous les types de véhicules depuis 2024, juin 2025, avec 43 994 immatriculations de VE+VHR, est, pour le moment, le meilleur mois de l’année sur ce segment.

(source : baromètre des immatriculations de l'Avere).

Concernant les points de charge accessibles au public, un cap a été franchi, atteignant 169 559 fin juin 2025, 22 % de plus par rapport à la même période en 2024. Cela s'ancre directement dans l'objectif fixé par les pouvoirs publics pour 2030, à savoir 400 000 points de charge.

Parmi eux, les points de charge rapide connaissent une forte croissance, ce qui facilite les trajets longue distance en VE. À noter : la France est le 3e pays européen le mieux équipé en points de charge accessibles au public, juste derrière l’Allemagne et les Pays-Bas.

(source : Commission européenne)

Une répartition des infrastructures fidèle aux usages d’aujourd’hui

À domicile, sur le domaine public (voirie, commerces), en entreprise ou en itinérance, l'essentiel est que la puissance de l’infrastructure de recharge soit adaptée à l’usage :

  • lorsqu’on a du temps pour recharger sa voiture (recharge de nuit ou sur son temps de travail), la recharge classique est suffisante (puissance entre 3,7 kW et 7,4 kW) et une recharge lente peut suffire (puissance inférieure à 3,7 kW)
  • sur la route, pour une pause relativement longue, une recharge accélérée est plus adaptée (puissance entre 22 kW et 100 kW). En revanche pour une courte pause, la recharge rapide est nécessaire (puissance entre 50 kW et 100 kW en transit et plus de 100 kW sur les autoroutes et les grands axes routiers).

Ainsi, plus une recharge est rapide, plus elle nécessite une puissance élevée.

La recharge nocturne à domicile est suffisante, au quotidien, pour les trajets domicile-travail. En effet, l'Insee relevait en 2019 que la distance médiane pour ces trajets en zone rurale représentait 12,5 km. Lors des trajets plus longs, pour retrouver 100 km d’autonomie, il suffit de :

  • 6 minutes avec la recharge haute puissance, soit le temps d’une pause-café
  • 10 à 40 minutes avec la recharge rapide, soit le temps d’une pause course ou d’un déjeuner

Et demain ?

En résidentiel collectif, il existe une solution proposée par les opérateurs privés et une solution publique nommée réseau électrique auto par Enedis.

D’ici 2035, selon les études prospectives réalisées par Enedis, c’est la mobilité électrique qui devrait générer l’essentiel de l’augmentation de la consommation d’électricité en France, dans un contexte où les usages s’électrifient. La consommation des véhicules électriques, toutes catégories confondues, pourrait ainsi s'élever à 57 TWh (soit 22 % de la consommation d’énergie de l’ensemble des véhicules électriques en France - thermiques compris - contre 1% aujourd’hui). La recharge en itinérance des poids lourds représenterait à elle seule, à horizon 2035, une consommation d’électricité de 3,5 TWh/an, soit l'équivalent de la consommation totale d'électricité de la Mayenne en 2023.

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