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La mobilité électrique, c'est possible… et c'est maintenant !

À l’occasion du Mondial de l’Automobile 2024, l’Observatoire français de la transition écologique par Enedis vous propose un état des lieux de la mobilité électrique en France, pour mieux comprendre ses avancées et ses enjeux. Son développement constitue le principal levier de décarbonation du secteur. Au total, 6 milliards d’euros ont été investis par les acteurs de l’écosystème de la mobilité électrique en 2 ans. En parallèle, son essor dépend aussi de la disponibilité des infrastructures de recharge sur le territoire. Tous les points de charge étant branchés au réseau de distribution d’électricité, celui-ci joue un rôle essentiel dans le développement de la mobilité électrique en France.

De plus en plus de véhicules électriques (VE) et hybrides rechargeables (VHR)… mais aussi d’infrastructures de recharge

Le nombre d’immatriculations de VE+VHR a augmenté de 7 % entre le premier semestre 2023 et 2024 à la même période, et de 50 % pour les seuls VE. Pourtant, en 2024, la dynamique globale est celle d’un fléchissement des ventes de VE par rapport à la trajectoire prévisionnelle de la filière, dans un contexte de ralentissement global des immatriculations de tous les types de véhicules. La part de marché des VE dans les nouvelles immatriculations reste stable et atteint 24 % en septembre 2024 (source : baromètre des immatriculations de l'Avere).

Concernant les points de charge accessibles au public, un cap a été franchi, atteignant 147 000 fin août 2024, soit plus du tiers de l’objectif fixé par les pouvoirs publics pour 2030, à savoir 400 000. Parmi eux, les points de charge rapide connaissent une forte croissance, portée par un marché concurrentiel en France et en Europe, ce qui facilite les trajets longue distance en VE. À noter : la France est le deuxième pays européen le mieux équipé en points de charge accessibles au public, juste derrière les Pays-Bas.

Une répartition des infrastructures qui correspond aux usages d'aujourd'hui

À domicile, dans l’espace public (voirie), en entreprise ou en itinérance, l'essentiel est que la puissance de l’infrastructure de recharge soit adaptée à l’usage :

  • lorsqu’on a du temps pour recharger sa voiture (recharge de nuit ou sur son temps de travail), la recharge classique est adaptée (puissance entre 3,7kW et 7,4 kW) mais une recharge lente peut suffire (puissance inférieure à 3,7 kW)
  • si l’on profite plutôt d’un arrêt mais que celui-ci est relativement long, une recharge accélérée est plus adaptée (puissance entre 22kW et 100 kW)
  • tandis que sur la route, où l’on n’effectue que des courtes pauses, une recharge rapide est nécessaire (puissance entre 50kW et 100 kW en transit et plus de 100kW sur les autoroutes et les grands axes routiers). Plus une recharge est rapide, plus elle nécessite une puissance élevée et plus son coût est important. 

Au quotidien, la recharge nocturne à domicile est suffisante : d’après l’Insee, la distance domicile-travail médiane en zone rurale était de 12,5 km en 2019. Et lors des trajets plus longs, pour retrouver 100 km d’autonomie, il suffit de :

  • 6 minutes avec la recharge haute puissance, soit le temps d’une pause-café
  • 10 à 40 minutes avec la recharge rapide, soit le temps d’une pause course ou déjeuner

Et demain ?

En résidentiel collectif, une bonne solution est collective. Il existe une solution proposée par les opérateurs privés et une solution publique nommée réseau électrique auto par Enedis.

 

Entre aujourd’hui et 2035, c’est la mobilité électrique qui génèrera l’essentiel de l’augmentation de la consommation d’électricité en France, dans un contexte où les usages électriques se développent de plus en plus, en remplacement de ceux alimentés par des énergies fossiles. La seule recharge en itinérance des poids lourds pourrait représenter, à horizon 2035, une consommation d’électricité de 3,5 TWh/an. 

 

Pour faciliter le déploiement de la mobilité lourde, une proposition est à l’étude consistant à mutualiser les raccordements au réseau de distribution d’électricité, les besoins de recharge pour les poids lourds et les véhicules légers étant complémentaires (week-ends de grands départs pour les voitures et jours ouvrés pour les poids lourds). 

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